• Pensées en vrac...

    Crépuscule / Falo


























    Le jour est déjà réservé au plus grand monde. Tu préfères vivre la nuit. Tu as besoin de cette introspection sur toi même. Tu as besoin de cette obscurité. Tu as besoin du calme de l'extérieur. Tu maîtrises enfin ton environnement. Tu mélanges ce calme avec des mélodies qui te transporte dans un monde inconnu _ loin du monde réel. Dans ta chambre, tu te sens en sécurité. Rien ne peut arriver. Rien ne peut perturber ton silence. Rien ne peut perturber tes rêves éveillés. En tout cas, tu en as toujours la vague impression.

    En ce moment, tu écoutes « obstacle 1 » d'Interpol. Par association libre, tu te demandes : « quels sont tes obstacles dans ta vie ? ». Tu as envie de répondre « les autres ». Tu trouves cette phrase un peu facile mais tellement vraie. Tu n'y peux rien.

    Dans la vie de tous les jours, tu cherches les "exceptions". Tu ne les trouves pas. Il faudrait sortir plus souvent pour tenter de les trouver. Pour le moment, tu les rencontres principalement à travers le net. Ta nouvelle dépendance. Ou plutôt l'une d'entre elles. Tu as besoin de ce moyen de communication pour vivre dans ce monde imparfait. Tu y retrouves encore une certaine sécurité mélangée au besoin d'être seule _ être seule sans l'être. Tu as besoin des autres. Oui. Mais pas n'importe qui. Tu veux la meilleure gamme de la ligne : Tu veux les "exceptions". Tu veux les raretés de l'espèce. Tu laisses les ratés pour d'autres. Tu n'as jamais aimé les arrêtes au fond de ta gorge.

    A vrai dire, tu ressens souvent de l'indifférence pour « les autres ». Tu as l'impression qu'ils ne t'apportent rien. Tu peux les apprécier mais tu ne ressens pas le besoin de garder contacts avec eux. Ils rentrent dans des stéréotypes que tu n'aimes pas. Ils sont formatés. Ils ont abandonnés leurs rêves. L'espoir ne se lit plus dans leurs yeux. Ils avaient pourtant jurés de ne jamais devenir comme leurs parents. Ils ont ratés. Peut-être que c'est toi aussi qui n'essaie pas assez de les connaître. Peut-être.

    Tu es en train de trouver tes propos durs. Tu le sais. Tu as toujours été dur envers toi même et « les autres ». Entre toi et la société. D'ailleurs, tu as toujours l'impression de vivre une sorte de combat entre toi et elle. Tu te trompes. Elle ne te remarque même pas. Tu te donnes beaucoup trop d'importance. Tu es narcissique. D'ailleurs, tu recherches des personnes qui partagent les mêmes idéologies, les mêmes goûts etc...Tu recherches des personnes qui te ressemblent sans l'ensemble de tes défauts. C'est un besoin. Tu ne veux pas vivre entourée de personnes capables de commettre des crimes sans culpabilité. Tu ne veux pas vivre entourée de personnes qui cherche juste a rentrer dans le moule sans réfléchir. Toutefois, tu as aussi du mal a vivre avec "les exceptions". Pourquoi ? car tu les apprécies trop et tu ne t'apprécies pas assez. Tu as peur de ton image.

    En réalité, tu n'es pas difficile. Tu penses rechercher le minimun. Un minimum malheureusement rare. Oui, tu penses plutôt être juste que dur avec les autres. Tu les acceptes dans leur globalité tant qu'ils respectent la vie. Tu respectes et acceptes tout le monde tant qu'ils sont tolérants envers les êtres vivants. Sinon, tu sais au fond de toi qu'il y a toujours un côté d'eux que tu n'aimes pas, un côté d'eux que tu détestes. Tu le ressens. Tu ne peux pas te le cacher. Un point c'est tout.

    C'est marrant, tu ne comptais pas du tout parler de ça.

    Non, tu voulais parler de ton décalage entre toi et les autres. En effet, tu vas au lit quand les autres membres de ta famille se réveillent. D'ailleurs, tu entends déjà la vie à l'intérieur de ta maison : les chuchotements de ta mère pour ne pas te réveiller, les pas sur le parquet, ton petit frère qui cri, ta mère qui essaie de le calmer, l'ouverture des placards, ta mère ou ton père qui finit par s'énerver, les jouets de ton petit frère, ta lapine qui fait des tours dans sa cage etc...Oui. La vie est déjà bien présente. Ils s'animent. Tu t'éteins. D'ailleurs, tu vois déjà les premiers rayons de soleil à travers tes yeux clos prendre place dans ta chambre. Tu trouves cette lumière agréable même si elle t'empêche de t'endormir. Tu as envie de rejoindre tes rêves.

    Hier : tu t'es surprise les yeux clos, les larmes aux yeux accompagnés d'un sourire nostalgique. Tu te sentais plutôt bien malgré des sujets tristes au fond de ta tête. Tu repensais a une période de ta vie qui n'a pas toujours été facile pour toi. Pour toi et ta famille. Tu repensais aussi aux disputes sans importance entre ta mère et toi.

    Des sujets qui cachaient d'autres sujets tabous. Par exemple, elle voulait toujours que tu ouvres les volets de ta fenêtre. Toi, tu ne voulais pas. Contre ta volonté, elle ouvrait les volets. Tu n'avais pas le choix. Tu devais respecter ton choix car c'était « chez elle ». Ta chambre ne t'appartenait même pas. Elle rentrait dans ton intimité sans culpabiliser. Elle ne comprenait rien à ton désarroi, à ton mal être. Elle ne le voyait même pas. Elle ne pouvait pas comprendre : Le jour te faisait mal. A cette époque, tu étais en train de mourir lentement _ mourir d'un poison nommé anorexie. Tu ne voulais pas ressentir la vie : le soleil, la présence des personnes dans ta résidence, tout ces corps en mouvement étaient bien trop vivants ! Tu voulais rester enfermée dans ta chambre. Tu voulais être sûre de ne pas être vue. Tu voulais rester dans l'obscurité. Obscure comme ton âme. Obscure comme ton coeur. Tu ne pouvais pas lui expliquer. Elle pensait juste que tu faisais des caprices. Il faut dire qu'en apparence tu souriais toujours malgré ton côté impulsif que tes parents nommait « rebelle ». C'était de ta faute. Un réel défaut de communication.

    Tu repensais aussi aux bons moments passés ensembles. Malgré tout. Il y en a eu beaucoup. Surtout avant tes 12 ans. D'ailleurs, tu cherchais des solutions pour vivre + de bons moments avec ta famille. Tu n'en trouves pas. Ton problème : tu te poses trop de questions sans en chercher réellement les réponses.

    Tu pensais aussi aux différents thèmes que tu souhaites aborder dans ton blog. Tu veux parler de l'amitié, de l'amour , de différents souvenirs de ton enfance, de l'automutilation que tu trouves beaucoup trop tabou à l'heure actuelle etc...Oui, mais tu ne trouves pas les mots, parfois tu ne trouves plus les maux passés. Il faudra encore attendre un peu.

    Tu écris trop. Peu de personnes liront cet article inintéressant. Tant pis...Tu ne sais même pas pourquoi tu racontes tout ça...Quelle importance ? Il doit bien y avoir une raison. Mais, laquelle ?

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