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Angel Angst

Je veux croire en des choses qui ne se touchent pas...

J'aime les animaux...en vie et en liberté | 04 novembre 2005

Je suis fière de savoir qu'ils ne termineront jamais dans mon assiette...Jamais...

Nous n'avons pas besoin de tuer des animaux pour vivre !!!

The lives of animals
Extraits
J.M. Coetzee
Traduit de l'anglais par Anne Renon

- Eh bien, je ne sais plus où j'en suis. J'ai l'impression d'être à l'aise avec les gens, d'avoir des relations tout à fait normales avec eux. Alors je me demande : est-il possible que toutes ces personnes autour de moi participent à un crime d'une telle envergure ? Est-ce que je m'imagine tout cela ? Je me dis que je dois être complètement folle ! Et pourtant, chaque jour, je me retrouve face à des preuves de cette cruauté. Les personnes que je suspecte m'apportent les preuves, les exhibent, me les offrent. Des corps. Des fragments de corps qu'ils ont acheté avec de l'argent.

C'est comme si je rendais visite à des amis, je leur dis que la lampe du salon est très jolie et ils me répondent : « Ah oui, elle est belle n'est-ce pas ? C'est de la peau de Juif Polonais, c'est ce que nous préférons, la peau de vierges juives polonaises ». Et puis, je vais dans la salle de bains et, sur l'étiquette du savon, je lis : « Treblinka - 100% graisse humaine. » Suis-je en train de rêver ? Mais dans quelle maison suis-je donc entrée ?

Pourtant, je ne rêve pas. Je regarde tes yeux, ceux de Norma, ceux des enfants et je n'y vois que de la gentillesse, de la gentillesse d'humains. « Calme-toi, je me dis, tu ne vas pas en faire une montagne. C'est la vie. Tout le monde vit très bien avec, pourquoi pas toi ? Pourquoi pas toi ? ».

Pour en savoir + : http://www.cahiers-antispecistes.org/article.php3?id_article=223

A voir : http://www.masskilling.com/

Publié par angelangst à 21:48:11 dans Live and Let live | Commentaires (0) |

Le beau est toujours bizarre | 04 novembre 2005

Le beau est toujours bizarre
Amélie Nothomb.


Portrait chinois : (offert par Stefan Liberski)

Si elle était un rêve, ce serait une insomnie.
Si elle était une fleur, ce serait un flocon de neige.
Si elle était un pays, ce ne serait pas chez elle.
Si elle était un parfum, ce serait celui du thé.
Si elle était un goût, ce serait celui de l'ombre.
Si elle était un portrait chinois, il serait japonais.

Pour continuer sur la solitude, Amélie Nothomb a dit :

« La mort, comme un terrier, comme une chambre aux rideaux fermés, comme la solitude, est à la fois horrible et tentante : on sent qu'on pourrait y être bien. »

ou encore

« Les livres sont la forme de langage la plus forte que j'ai trouvée. Mes premières années en Europe ont été d'une solitude effrayante. Si je n'avais pas eu ma soeur, j'aurais été toute seule. Mais depuis la publication de mes livres, c'est devenu exactement le contraire parce que tant de gens m'ont lue, et tant de gens m'ont bien lue. Il s'est passé entre moi et ces gens que je n'ai pas forcément rencontrés des relations d'une profondeur absolument extraordinaire. Quand on rencontre des gens, on n'a pas spécialement des choses à leur dire, mais à travers la lecture, il se passe des choses, on va plus loin dans les rapports humains. »

Il y a des personnes qu'ont ne connaît pas concrètement dans la vie mais on a l'impression de les connaître parfaitement. En ce qui me concerne, Amélie Nothomb en fait partie.
J'ai également l'impression d'avoir une personnalité très proche de la sienne même si je n'ai pas son talent.
J'aime sa manière d'écrire, ce qui ressort de ces textes, j'aime son humour noir, sa manière simple et à la fois rechercher de ses moindres propos. J'aime son cynisme, la sincérité et la vérité qui ressort de ces livres. J'aime aussi tout ce qu'elle dégage, j'aime la voir et l'entendre parler de tout et de rien durant des interviews.
Elle me fascine vraiment. Tout ce qu'elle dit paraît d'une importance capitale, elle recherche le mot exact pour dire ce qu'elle pense. Il faut lire ces livres, la voir et l'entendre parler durant des interviews pour réellement comprendre les raisons de mon admiration pour elle. Pour essayer en tout cas. Elle m'a énormément apporté durant mon adolescence et j'attends toujours avec impatience chaque rentrée de septembre pour pouvoir lire son nouveau roman !

Il paraît que Nietzsche à sauvé la vie d'Amélie Nothomb (plus particulièrement grâce à « Ainsi parlait Zarathoustra ») et dont la phrase « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » pourrait être sa devise tant elle ne cesse de la citer. En ce qui me concerne, je sais qu'elle ma grandement aidé à me sentir mieux... Je voudrais vraiment la remercier !

Je pense de plus en plus que je vais lui écrire une lettre. J'y ai déjà pensé à plusieurs reprises mais je n'ai jamais osé lui écrire. Peur de ne rien paraître d'autre qu'une fan comme tant d'autres, peur de mal m'exprimer, peur de ne pas faire ressortir tout ce que j'ai envie de lui dire etc...mais je ressens le besoin de lui expliquer tout ce qu'elle a fait pour moi.

Je vous conseille ce site :
http://univers.mylene-farmer.com/nothomb.htm

en photo : Robert et Amélie Nothomb. Amélie Nothomb lui a consacré un livre « Robert des noms propres ». Elle a également écrit de nombreux textes pour cette chanteuse...A découvrir aussi si vous ne connaissez pas ! D'ailleurs, je connaissais déjà Robert avant d'en entendre parler par Amélie Nothomb.
Je me rappelle encore de lire un petit article sur cette chanteuse dans un magazine de série. J'avais tout de suite été attiré par le paradoxe entre son nom d'artiste, les propos du journaliste et sa photo ! J'ai tout de suite acheté son cd alors que d'habitude je ne me risque pas ! (d'habitude j'attends d'avoir au moins entendue une musique de l'artiste)
Puis, ces textes, sa voix et tout ce que j'ai pu entendre sur elle par la suite n'a fait que confirmer sa personnalité à part !!! (Je l'ai également vu en vrai et elle a l'air très sympathique !).

http://mademoisellenothomb.free.fr/Robert,%20princesse%20de%20Rien.htm

Publié par angelangst à 21:46:21 dans Angel Angst | Commentaires (0) |

Une plaie : la solitude forcée. | 04 novembre 2005

Tu voudrais que quelqu'un te prenne dans les bras. Toutefois, la vérité est sans issue : tu es seule. C'est la nuit. Il règne un profond silence dans ta chambre malgré ta persévérance pour lui donner une impression de vie. Sensation pesante - voir oppressante. Personne ne viendra te consoler. Tu es toute seule. Comme toujours. Exceptée cette boule à l'estomac. Cette boule à l'estomac qui vient toujours à l'improviste. Elle se concentre à un endroit précis à l'intérieur de toi. Elle y séjourne malgré tout tes efforts pour la faire disparaître. Elle se nourrit de toi. Elle te ronge. Elle te détruit. En silence. Est-elle la seule à vouloir vivre avec toi ?

Pendant ce temps là, tu t'entrelaces. Tu te serres de + en + fort. Es tu en train d'imaginer d'autres bras autour de toi ? Par besoin ?
Tu t'étrangles doucement. Tu étouffes tes pleures. En position foetale. En manque d'amour. Tu tentes d'oublier ta solitude. Sans succès.

A travers l'écran, personne ne pourra voir tes larmes qui coulent sur ton visage. Ce visage que tu souhaites détruire. Ce corps que tu ne veux plus sentir pour ne plus ressentir ce manque. Tu vis ces instants si souvent. Trop souvent. Tu pleures en espérant des jours meilleurs. Tu pleures. En silence. Demain, tu te réveilleras et tu feras comme si de rien était. Comme toujours. Toutefois, tu ressentiras toujours cette plaie ouverte que tu ne peux renfermer toute seule. Tu la ressens mais personne ne la voit. Personne ne la ressent. Sauf toi. Tu es la seule. Comme toujours.

Tes larmes ne suffiront pas à renfermer cette plaie. Tu connais l'antidote. Oui. Tu le connais mais tu sais qu'il ne s'achète pas : l'amour n'a pas de prix. Tu ne sais pas l'acquérir. Tu ne sais pas le plus important. Tu ne l'as jamais su. Tu ne sais pas non plus apprivoiser ta solitude. Les années n'y changeront rien. La solitude pèse comme le vide que tu ressens en toi ce soir.

Il est déjà 5 heures du matin. Les heures passent mais la solitude reste. Elle reste dans ta chambre sans y avoir été invité. Elle ne te demande jamais ton opinion. Elle sait très bien que tu refuserais son invitation. Elle vient malgré toi. Elle profite de tes instants de fragilité pour se faire de + en + présente. Parfois, tu as la vague impression qu'elle disparaît mais en réalité elle est toujours là _ prête à revenir sans que tu puisses la détruire à ton tour. Elle est perverse. La solitude t'entrelace. Elle te vole une partie de ton intimité.

Tu es en train d'écouter Morrissey. Tu sais qu'il te comprend. Tu l'écoutes afin d'être moins seule. Afin de partager ta solitude et ta tristesse. Tu pleures en sa compagnie.

Ce soir, tu tentes d'expliquer tes maux mais la plupart du temps tu te tais et subis. Tu aimerais te suffire à toi même. Tu aimerais ne pas être concernée par ces propos.
Tu hésites a publier cet article mais tu sais que tu dois le faire. C'est une partie de toi. Tu dois l'accepter et essayer de continuer malgré tout. Tu ne dois pas en avoir honte. Et pourtant...

Ce soir, tu n'arrives pas à parler de toi à la première personne.

P.S : Le lendemain tu relis tes propos. Il est déjà 16h de l'après midi et tu restes dans ton lit. Tu n'as pas envie d'affronter la vie / Ta vie.
Ta tante, ton oncle et ta grand-mère viennent d'arriver chez toi. Tu les aimes bien. Tu dois te préparer et te montrer sous un bon jour. Pour eux.

Tu descends. Il paraît qu'on parlait de toi à l'instant / Il paraît que tu as bonne mine / Il est sûr qu'elle n'a pas vue la nuit que tu viens de passer / Il paraît que tu es belle / Il paraît que la personne qui vient de dire ça n'a pas dû mettre ses lunettes / Il paraît que tu as un air rétro / Il paraît que ça te va bien / Il paraît qu'elle voudrait avoir tes cheveux / Il paraît qu'on te voit bien devenir éducatrice spécialisée / Il paraît que les enfants t'aiment bien / Il paraît que tu t'en occupes bien / Il paraît que tu devrais demander des conseils à ta cousine / Il paraît que tu devrais passer ton BAFA / Il paraît que tout est complet pour les vacances d'hiver / Il paraît que ça arrange ton père de ne pas y aller / Il paraît que tu as été bête de ne pas y avoir été l'année dernière / Il paraît que tu es insolente selon ton petit frère de 15 ans / Il paraît que les couleurs préférés de ton petit frère de 3 ans sont le blanc, le noir, le rose, le violet et le jaune / Il paraît que tu devrais regarder la chaîne « animaux » / Il paraît que les prof de ton frère de 15 ans sont bizarres / Il paraît que les cours de maths ne lui servent à rien / Il paraît que tu ne mettras pas de photo avec cet article / Il paraît que tu te demandes si quelqu'un lira tes propos / Il paraît que tu n'avais pas prévu de faire un P.S aussi long / Il paraît que cet article aura une fin / Il paraît, il paraît, il paraît...et tu te demandes ce qui est vrai et ce qui est faux.

Ta tante, ton oncle et ta grand mère viennent de partir. Tu te dis que tu devrais passer + de temps avec eux. Comme avant. Tu aimes ces instants. Tu aimes ta famille. Ils viennent de partir et tu ne sais pas quand tu les reverras.

Tu montes rapidement dans ta chambre. Tu mets une vidéo de Rammstein. Tu repenses au concert de cette semaine et tu voudrais encore y être. Tu voudrais revivre ces instants. Encore. Là. Tout de suite. Tu en réclames toujours +. Rammstein prend une place de + en + importante dans ta vie. Tu en redemandes. Tu aimes ça. Tu mets une vidéo et tout s'enchaîne...

Tu penses aussi que tu aurais voulu te rendre au concert de Placebo à Wembley. Tu te dis que tu vas bientôt voir Morrissey. Tu te dis que tu vas revoir Rammstein l'année prochaine. Tu te dis que tu ne reverras pas Placebo avant 2006. Tu en demandes sûrement trop. Tu te dis que ce n'est pas plus mal d'en vouloir toujours +. Au fond, cela prouve que tu as l'envie de vivre. Tu te dis que tu aimerais voir + souvent les gens importants dans ta vie. Tu détestes la distance qui les sépare de toi. Tu te dis que tu devrais te poser moins de questions et vivre sans avoir peur des conséquences. Tu devrais + agir. Tu te dis que ta manière d'écrire ne doit pas plaire à tout le monde.

Le temps passe...

Ce soir, tu viens de regarder Urgences comme chaque semaine. A présent, tu écoutes Placebo. Tu manges des gâteaux au chocolat. Tu penses à ton passé. Tu penses à ton ex-anorexie. Tu penses que tu ne comprends pas ce que tu ressens. Tu penses aux enfants qui vont naître dans ce monde. Tu penses aux animaux qui sont en train de mourir à cause de certains hommes (qui ne mérite pas de majuscule). Tu penses que la plupart des hommes ne comprennent pas l'importance de la vie. Tu sais que tu ne seras jamais comme eux. Tu penses que la beauté d'un être vivant peut se lire dans ses yeux. Tu penses à certaines musiques. Ta lapine Placebo vient te rendre une petite visite. Tu aimes sa compagnie. Tu sais que tu l'aimes. Tu penses à la mort. Tu penses à la vie. Tu penses que tu as envie de rire. Tu penses à l'urgence de la vie. Tu penses que tu en es sûres.

P.S 2 : C'est une drôle de coïncidence : la lette « n » et la lettre « m » sont tellement proches l'une de l'autre. Elles se ressemblent. Elle s'entrelacent. Comme la haine et l'amour.
Comme toi et la solitude. Tu « m » la solitude mais tu « n » la solitude forcée. Tu « m » la vie et tu « n » ceux qui la détruise sans culpabilité.

Ce soir. Tu es seule mais tu vas bien...enfin tu crois. Tu restes instable.

Fin.
Posté le dimanche 07 novembre 2004 à 23:24

Publié par angelangst à 21:44:45 dans Angel Angst | Commentaires (0) |

Do you hate me ? | 04 novembre 2005

"Why did you give me so much desire, When there is nowhere I can go to offload this desire?
And why did you give me so much love in a loveless world, When there is no one I can turn to
To unlock all this love?
And why did you stick in self deprecating bones and skin?
Jesus do you hate me?
Why did you stick in self deprecating bones and skin?
Do you hate me?
Do you hate me?
Do you hate me?
Do you hate me?
Do you hate me?"

Extrait de "I have forgiven Jesus"/ Morrissey

Publié par angelangst à 21:37:29 dans Poèmes, Textes | Commentaires (0) |

Indicible espérance ? | 04 novembre 2005

Enfance. Adolescence. Et après ? Transparence ?

Je ne veux pas vieillir. Je ne veux pas voir le temps s'enfuir. Je veux le voir dans ma direction. Je veux avoir du sang frais. Je veux le voir. Je veux le sentir _ à vif. Je ne veux pas être un cadavre ambulant. Je ne veux pas donner jour à du sang non coagulant. Je ne veux pas avoir du sang sans sens. Je veux vivre. Je ne veux pas me voir flétrir. Je ne veux pas rétrécir. Je ne veux pas périr. Je ne veux pas sentir ma déchéance. Je veux avoir de la chance. Je ne veux pas me sentir en décomposition. Je ne veux pas que ma viande pourrisse. Je ne veux pas voir mon corps mourir. Je veux le sentir _ en vie _ avec envie dans une sorte d'euphorie permanent. Je veux le voir sous un nouvel angle. Sous un nouveau jour.

Dis bonjour.

Un nouveau jour commence et tout devient possible.
Angel Angst

Publié par angelangst à 21:33:36 dans Angel Angst | Commentaires (0) |

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